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Dans les années quarante, mon père faisait partie d'une troupe de théâtre amateur, créée
avant guerre par Roger CHAFFAUX, qui deviendra en 1946, son beau-frère, ayant épousé Mireille, la belle-soeur de Roger.
Cette troupe se produisait dans des "concerts" des "matinées récréatives" dans nombre de villages de l'Oise.
..... Toute une épopée... qui dura jusqu'en 1955 environ.
Mon père: nom de scène JAC TIVES, faisait un tour de chant comique, ou tragi-comique.
Quelques titres me reviennent en mémoire:
- Mon p'tit serin
- Amour et TSF
- La repasseuse du passage...
Il a souvent chanté ces chansons, à la demande générale, dans les mariages, communions et autres cérémonies familiales.
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Période "RONEO" 1947.... 1953... Pour compléter son salaire modeste de la
Préfecture, mon père réalisait des "prospectus, des programmes, des brochures.
Il utilisait des "Stencils", une machine à écrire, et dessinait à la main les lettres et les illustrations avec un stylet équipée d'une molette microscopique! Il fallait un "stencil" par
couleur. bonjour le repérage! Ah! s'il avait connu l'informatique!
Il tirait les documents avec une machine à manivelle "Ronéo". Malgré la complexité du travail, il s'en tirait fort bien. Mais quelle galère!
J'ai gardé le goût et des facilités "innées" pour le graphisme et la photo.
Son grand-père et son père étaient déjà peintres en lettres et en décor "trompe l'oeil".
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Spiritualisme de 1946 à ...for ever Très sensibilisé à cette philosophie dès son entrée dans la famille de
ma mère, mon père y consacra toute sa vie.
Mon grand-père paternel, Georges avait créé un cercle à Paris vers 1904.
Médium peintre dès 1952, conférencier, il pratiqua aussi l'écriture automatique, le magnétisme, le soin par les plantes avec des techniques énergétiques, le soin énergétique, et il eu le
privilège (?) d'avoir deux belle-filles très versées en la matière.
Pendant des années il anima un cercle à Beauvais, édita cette revue (Ronéo), puis continua en solo.
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Revue du photo-club de Beauvais
Son cousin Raymond l'avait initié à la photographie et mon père était un amateur averti.
Il m'a transmis le virus, que j'ai largement développé (sans jeu de mot).
Révélation décisive pour moi un soir de 1959 (?) alors que nous dinions chez les parents de Raymond.
Pendant la période d'après guerre, alors que Beauvais se reconstruisait, il fréquenta beaucoup le photo-club. Moi aussi plus tard.
J'oubliais: un de ses voisins de Beauvais était aussi un passionné! Fernand Watteuw était un photographe humaniste de premier plan.
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(musée personnel)
Une peinture "médiumnique"
qui a toute une histoire!
A suivre
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Un détail du tableau
qui a beaucoup d'importance:
L'ouverture et la lumière de l'autre coté.
Le regard qui dépasse la matière.
Mais nous ne sommes pas
obligés de tout expliquer !
Cela servirait à quoi?
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Né en 1920, mon père était de la "Classe 40" donc, plus d'armée en France au moment de partir faire son service militaire!
Ce n'est pas que cela lui manquait !
Il échappa de peu au STO (service du travail obligatoire en Allemagne), en ressortant pour "un besoin pressant" du camion où les autorités françaises l'avait fait attendre, et il a
préféré quitter Paris qu'il jugeait malsain.
Direction Beauvais où les rafles étaient moins fréquentes!
Standardiste de nuit aux PTT, il s'était engagé dans les rangs de la "Défense Passive", une organisation entre le Samu, la Croix Rouge, la police municipale et
l'armée.
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Missions: Surveiller que les lumières des maisons ne soient pas visibles de l'extérieur et surtout invisibles
des pilotes des bombardiers... La ville était dans le noir. Secours aux blessés lors des bombardements... Déblaiement des maisons bombardées, recherches des victimes..... Pas
drôle.
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Dans les années 70, surprise! Les gendarmes débarquent à la maison.
- Vous êtes considéré comme déserteur depuis 1940 ! Tout c'est bien sûr arrangé.
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C'est en se rendant à son poste, en septembre 43, qu'il a été blessé très gravement par un éclat, les Anglais bombardant
l'aérodrome de Beauvais-Tillé où était la chasse allemande, mais certains projectiles tombaient en ville...
Il a reçu cette médaille rare parce qu'il avait secouru une famille dans des circonstances délicates, lors d'un précédant bombardement.
- Je ne me suis pas rendu compte du danger - disait-il!
Médaille pour acte de courage et de dévouement
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Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire. Entre autres que trois ou quatre fois j'ai décroché
le téléphone pour lui parler quelques minutes, certains jours de vague à l'âme... et me souvenir en composant le numéro, qu'il était décédé depuis des mois....
A suivre, et pas pour des choses tristes
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11 ans maintenant, depuis le 1er mai 1998.
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